« Je n’ai pas le choix. »

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Il y a des expressions qui courent. Celle-ci galope en ce moment. Impossible de regarder ou d’écouter un reportage sans l’entendre prononcée par ceux que l’on interroge. Dans la majorité des cas, elle signifie la quasi obligation, où se trouve la personne interrogée, d’agir comme les évènements l’exigent. Plus rarement, elle vient appuyer un discours d’alerte, par exemple face à la destruction de la planète : Notre terre nourricière se raréfie, s’appauvrit. Arrêtons de la goudronner, de la bétonner, de la gorger de pesticides* et autres produits chimiques : si nous voulons survivre, nous devons changer de pratiques : « Nous n’avons pas le choix. »

Dans le premier cas : « tant mieux », dans l’autre : « tant pis », mais nous avons le choix.

Observons une de nos journées ordinaires. Si nous envisageons de décompter les moments où nous effectuons des choix au cours d’une quinzaine d’heures, nous serons vite débordé. Par lassitude, habitude, attrait pour la facilité, nous pensons que nous ne pouvons qu’être le jouet de courants qui nous dépassent : économiques, politiques, consensuels… et nous finissons par devenir ce jouet.

Dans ce blog, nous rappelons à longueur de temps les bienfaits de la méditation. Un exercice simple, que nous pouvons simplifier encore en nous tenant assis, droit mais sans raideur, au bureau, dans le bus, mains reposant sur les cuisses, yeux baissés, centré sur notre respiration effectuée lentement par le nez. Sept fois ou quatorze. Il suffit d’une dizaine de minutes. Pourquoi est-ce si difficile d’au moins essayer ? De quoi avons-nous peur ? Dans cet exercice, il n’y a aucun endoctrinement, personne ne vient nous demander des comptes. Il s’agit simplement de passer un moment sans artifice avec la plus belle part de nous-même et de nous en trouver apaisé. Nous avons le choix.

Comme nous avons le choix de notre comportement. Tous les articles de ce blog le démontrent. L’argument « Que vaut un petit effort dans la masse des destructions mondiales ! » est irrecevable. D’abord parce qu’ainsi nous refusons sa valeur à l’être précieux que nous sommes et à sa conscience. Ensuite parce que c’est l’addition des comportements individuels qui créée le désastre et qui a, de même façon, le pouvoir de rétablir l’harmonie.

Quant aux changements collectifs, comme ceux souhaités pour les pratiques agricoles, nous pouvons compter sur les multinationales pour faire pression en faveur du maintien  des pratiques actuelles. Un choix qu’elles imposent à l’aide de l’argument majeur de notre époque : l’argent. Si l’individu est, dans ce cas, dépassé, c’est en apprenant à se relier aux autres, à faire bloc, qu’il fera valoir ses choix.

En ce début d’année, décidons de choisir notre conscience.

  • « Pesticides », c’est le sujet de « Cash investigation », France 2,  mardi 2 février 2016, 20 h.55.

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A propos prendreconscience

Objet de l'association : Faciliter, aux hommes et femmes qui le souhaitent, l'approche de conceptions et leçons de vie essentiellement issues des grandes traditions spirituelles, ceci afin de leur permettre un choix véritable dans leur recherche d'harmonie, qu'il s'agisse de leur existence propre ou de leur relation au monde.
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2 commentaires pour « Je n’ai pas le choix. »

    • Il s’agit donc de faire apparaître les bonnes nouvelles. Mais il ne faudrait pas qu’il s’agisse d’une mesure cosmétique : camouflons ! Faire découvrir les initiatives-remèdes, un exemple récent est le film « Demain », vers lequel nous avons attiré l’attention de ceux qui nous consultent. Vous remarquerez que, à la suite de beaucoup de nos articles, figurent des liens, des titres d’ouvrages qui nous donnent des solutions. Encore faut-il, pour décider de guérir, avoir une claire vision de notre état de santé, faut-il « prendre conscience de notre inconscience » selon l’expression de Pierre Rabhi.
      C’est la tâche que nous nous sommes assignée.
      Merci pour votre intervention.

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