Ikéa, Amazone tirent leur bénéfice de ce pays… et s’empressent de le sortir de façon à ne pas payer les impôts qu’ils nous doivent. Monsanto choisit Bayer, multinationale allemande, comme cheval de Troyes pour continuer à polluer notre sol et notre alimentation, nous empoisonner en enrichissant la branche pharmacie de Bayer, cela sous l’oeil torve de nos « représentants », plus prompts à remettre à plus tard la pénalisation de ces filous qu’à se soucier des électeurs auxquels ils ont fait des promesses.
Mais QUI achète ses meubles à Ikéa ? commande ses livres à Amazone ? arrose son jardin de Round up Monsanto ? vote pour de sinistres marionnettes ?
Lors de « Envoyé spécial » nouvelle formule (Merci à France télévision de nous offrir ces émissions), un reportage était consacré aux éleveurs. Après avoir manifesté devant la porte du monstre Lactalis, ces paysans découvraient les fabuleux bénéfices de l’entreprise. « Il y aurait de quoi partager. » ont remarqué ces naïfs réduits à la faillite ou au suicide.
Mais QUI suit aveuglément la désastreuse FNSEA, responsable de l’industrialisation de notre agriculture, dont les dirigeants émargent aux conseils d’administration d’entreprises de l’agro-alimentaire ? Qu’avec les consommateurs, les paysans fassent appel à leurs dernières forces et au crowfounding afin de se dégager de ces monstres en envisageant plus de maraichage et en montant leurs propres structures à taille humaine !
Le problème est que ces « exemples » d’argent valeur première sont contagieux. Un artisan des énergies renouvelables, mais très éloigné de l’esprit écologique, a posé, chez moi, pour les batteries de ma centrale photovoltaïque, un fusible sur le mur forcément salpêtré de ma maison basque (construction paysanne du XVIIIe siècle). Deux ans après, le fusible oxydé met l’installation en panne. Fini la conscience, y compris professionnelle : l’artisan fait l’impasse sur sa responsabilité et me facture le fusible de remplacement.
Lorsque nous nous croyons plus riches de l’argent que nous pouvons gagner, nous ne mesurons pas la perte immense que nous vivons sur tant d’autres plans.
Colette Pince