Ya plusieurs façons d’entreprendre

Les dirigeants que nous avons placés à la tête de notre pays sont jeunes… façon années 70. Lorsqu’ils poussent à entreprendre, c’est à la mode des « trente glorieuses » (plutôt « inconscientes »), avec la croyance d’une planète extensible aux ressources illimitées. C’est dire si Nicolas Hulot a du pain sur la planche pour leur faire changer de logiciel.

Quelqu’un a fait observer que « Tout le monde n’est pas fait pour entreprendre. » Ce qui conduit à réfléchir au statut de salarié. Jusqu’ici, un salarié donnait de son temps (donc de sa vie) et de sa force de travail (son énergie, son savoir, sa capacité à s’adapter et à progresser) contre une certaine quantité de la monnaie d’échange en cours et une relative sécurité.

Peu de choses permettaient au salarié d’établir un lien entre le produit ou le service sur lequel il oeuvrait et l’intérêt que ses contemporains portaient ou non à ce produit ou service. Maintenir les salariés dans l’ignorance arrangeait les entrepreneurs peu scrupuleux dont les affaires étaient florissantes. Et les salariés ne tenaient pas spécialement à prendre conscience de l’incidence de leurs choix de consommateurs sur l’activité des entreprises et le destin des autres salariés.

Alors, c’est le moment d’entreprendre… autrement. Notre pays est déjà riche d’une multitude d’initiatives qui amorcent le mouvement. Avec les AMAP, des familles permettent à des paysans de produire de façon satisfaisante en étant rémunérés correctement. Contre l’obsolescence programmée, des ateliers réparent et apprennent à réparer. Les SCOP demandent des projets à l’éthique impeccable et une sérieuse remise en question de chacun qui permette le travail d’équipe : l’avenir leur appartient.

Tout est avenir, qui s’interroge d’abord sur le caractère positif du projet pour la collectivité, la planète et donne priorité aux liens qui doivent s’établir à l’intérieur de l’entreprise, avec ses partenaires, avec ses clients. Ces liens tendent vers la coopération et non la compétition, vers la reconnaissance des atouts de chacun tout en calmant les egos. Dans notre monde libéral capitaliste viendra le moment où un apport de capital sera nécessaire. S’il n’est pas mis fin à l’égoïsme pathologique des ultra-possédants, faisons ce que font les banques actuelles : créons nous-mêmes l’argent de nos emprunts !

Nous sommes invités à sortir de notre passivité fainéante : Sortons en ! Et inventons.

 

 

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A propos prendreconscience

Objet de l'association : Faciliter, aux hommes et femmes qui le souhaitent, l'approche de conceptions et leçons de vie essentiellement issues des grandes traditions spirituelles, ceci afin de leur permettre un choix véritable dans leur recherche d'harmonie, qu'il s'agisse de leur existence propre ou de leur relation au monde.
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