La faute à l’écologie

Sauver notre espèce (qui ne montre guère qu’elle le mérite), en l’empêchant de détruire davantage la maison qui l’abrite, est ce qui motive depuis toujours ceux qu’on appelle « les écologistes ». On comprend que ces empêcheurs de tout anéantir en rond, au fil du temps, se soient aliénés les agriculteurs (intoxiqués par l’agriculture productiviste), les tenants de la croissance (entraînés par les multinationales), les adeptes du « progrès » (scientifique, technique, technologique… mais on ne parle pas du progrès des êtres humains), les amoureux de la bagnole (en partie instrument de liberté, secteur chéri des gouvernements) et j’en passe.

Ce gouvernement vient de réussir un coup de maître en portant… un coup de grâce à cette mince partie de la population consciente de l’urgence – pour survie – de changer notre façon de vivre, cela en imposant l’indispensable taxe climatique à ceux qui se débattent avec un mini-budget et ont l’obligation de se déplacer en voiture parce qu’aucune autre possibilité ne leur est offerte. Une taxe n’est pas dissuasive en l’absence de choix ! Cette évidence n’a pu échapper aux décideurs qui affichent soudain une écologie radicale, dégoutant à tout jamais, ceux qui ne parviennent pas à joindre les deux bouts, de la planète et de l’écologie.

Le problème est que la radicalité des décideurs s’arrête là. Ils ont su faire aux très riches le cadeau d’un Impôt sur la fortune assimilé à une piscine à débordement, dont le ruissellement ne nous apparait guère. Ils ont su diminuer le coût du permis de chasser, en assortissant ce cadeau d’un permis de tuer dans des périodes où les oiseaux en voie d’extinction avaient droit à un peu de paix. Ils savent écouter les lobbies quand il s’agit de prolonger encore l’usage de perturbateurs endocriniens, de produits cancérigènes ou de permettre des forages vers les ressources fossiles, de bétonner des terres arables et j’en passe là aussi.

Le plus navrant est dans les tables rondes médiatiques et les commentaires des experts. Ainsi de l’expression « pouvoir d’achat », indécente pour des budgets autour de mille euros, qui ne laissent que des miettes après paiement du loyer, de l’eau, des énergies, des assurances. Ainsi de l’inquiétude exprimée pour nos enfants, dont « le niveau de vie risque d’être en baisse » par rapport à celui de leurs parents. Je ne suis pas sûre que les commentateurs aient entendu par là que l’eau se révèlerait comme le trésor qu’elle est, que des pénuries dues à la sécheresse, aux inondations, aux tempêtes toucheraient aussi nos contrées… Je crois qu’ils ne parlaient que d’argent. Colette Pince

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