C’est traditionnel

Débat à propos des médecines dites alternatives. « Notre médecine traditionnelle… » De quoi donc parle ce participant ? De la médecine officielle de l’Occident. Celle issue de notre époque auto qualifiée de scientifique, technique, rationnelle (à partir d’un nombre limité d’éléments) et reconnue, chez nous, par la Sécurité sociale. On voit quelle a bien peu de tradition cette médecine, même si on peut chipoter à propos du paracétamol. Mais elle est fortement dogmatique et regarde de haut tous les autres chemins du soin. Son approche du malade, de la maladie est de la même veine que celle du garagiste devant une automobile :  on attaque, on élimine, on ajoute, on remplace.

Il doit y avoir une offensive des amis des laboratoires pharmaceutiques car, dans la même semaine, un humoriste spécialiste de l’humour noir a repris de façon surprenante le discours d’Agnès Buzin a propos de l’homéopathie (qui a aussi ses laboratoires) qui, comme on le sait, « n’a pu démontrer son efficacité de façon scientifique ». Le ressort comique des textes au cinquième degré d’Agnès Buzin reste, pour moi, un mystère. Et la reprise de son sketche par Jérémy Ferrari ne m’a pas davantage convaincue.

 

Il existe de vraies médecines traditionnelles : chinoise, ayurvédique, les médecines patrimoines des tribus indiennes d’Amérique, etc. Ce qui différencie ces anciennes approches de notre santé, c’est qu’elles ne se limitent pas à la matière, elles considèrent aussi les énergies, complètement ignorées de notre monde dit rationnel. Comme le font l’acupuncture, l’homéopathie… Lorsque notre monde ne comprend pas un phénomène, au lieu d’avoir l’humilité de l’avouer, il préfère le dénigrer. On ne comprend pas ? Alors cela n’a aucune réalité et il n’est pas question de rembourser.

C’est ainsi que l’on prive les moins bien pourvus d’entre nous de l’homéopathie désormais réservée aux francs tireurs à porte-monnaie portant un peu de monnaie.

Une interprétation très gouvernementale de l’égalité et de la fraternité.

 

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Il fait beau ?

Je m’en veux de doucher ainsi l’enthousiasme de cette jeune femme ravie devant un ciel tout bleu, sans l’ombre d’un nuage, de cette douceur qui nous veut en tenues d’été, de ce soleil de juin alors que nous sommes le 15 février. Je m’en veux, mais « en même temps » je n’en peux plus de notre comportement d’enfants gâtés, tellement sûrs de voir la pluie arroser champs et jardins, sûrs qu’après la pluie « viendra le beau temps ».

Nous avions la chance de vivre en zone tempérée, le luxe de bénéficier de quatre saisons. Quatre ! Je me rappelle ma joie, après un séjour en Afrique du Nord, de retrouver, en septembre, les somptueux feuillages d’automne, le crachin et le vent joueur. Je me rappelle le froid tonique et mordant de l’hiver et, pour nous qui avions la chance, après la guerre, de pouvoir à nouveau chauffer nos maisons, le réconfort apporté par cette chaleur. Je me rappelle les débordements du printemps, l’invasion des bourgeons, l’arrivée des fleurs. Je me rappelle les siestes voluptueuses – même chastes, la paresse permise et encouragée par des records déclarés de températures. Tant d’évènements en une seule année !

Je conçois qu’un être né en Afrique éprouve la même nostalgie à l’envers. Mais la diversité, dont nous parlons tant maintenant, nous la connaissions sans rien faire… avant de tout abimer.

La situation exigerait la réunion au sommet en urgence des chefs de file de tous les pays, conscients enfin de l’état de notre seule précieuse planète et de notre sort si nous persistons dans nos comportements d’abrutis.

Du côté de la mer la brume se lève. Pour tout sauver, il suffirait que nous nous reprenions.

Colette Pince

 

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C’est pratique l’informatique !

Voici que mon imprimante refuse d’imprimer ! On peut la guérir ? Non ! Le Dieu de la Consommation ordonne sa mort ! Je me résous à cette perte et me console avec l’arrivée d’un jeune sujet. Horreur ! Malheur ! La jeune imprimante refuse de s’allier au vieil ordinateur. Et avec elle toutes les autres jeunes imprimantes.

Face à ce verdict, une seule solution : Il faut remplacer le vieil ordinateur. Ce qui est fait. Je chasse vite des visions de déchetterie, invoque Saint Recyclage et me réjouis de tant de jeunesse qui va me permettre de reprendre mon travail là où il était.

Le technicien m’annonce que le transfert est terminé. Et, tout à coup, je suis agressée. Alors que je m’apprête à accéder tranquillement à mes dossiers, on me réclame un mot de passe. La nostalgie m’envahit. Me demandait-elle un mot de passe, ma chère machine à écrire, alors que je m’approchais d’elle avec mon papier strong, ma feuille de carbone et mon papier pelure ? Non. Gentiment, elle m’accueillait.

On ne discute pas dans une dictature. Ce mot de passe, me voici contrainte de le donner encore et encore, des dizaines de fois par jour. Et ce que j’accomplissais simplement d’un clic :  sauvegarder ce que je venais de composer, voilà qu’il me faut maintenant aller le chercher dans une liste. Quand je verse le contenu d’une bouteille dans une carafe, c’est le même vin que je retrouve, sa couleur, son bouquet… Comparer l’informatique au vin est un sacrilège. Ce que je trouve sur mon écran est différent de ce que je trouvais hier : c’est ça la technique. Quant à mon dossier « pièces jointes » il est perdu à jamais.

« Il faut vous adapter ! » Pardon ? Ce ne sont pas les machines qui doivent s’adapter à nous pour rendre notre vie plus douce ? C’est moi qui doit me fatiguer pour compenser le manque d’empathie d’un concepteur psycho-rigide ?

Tout à coup la vision de notre humanité esclave de ses inventions, sans doute remarquables mais qui ne sont rien à côté de la complexité d’une fourmi, cette vision me donne envie d’aller m’asseoir sous mon platane.

Colette Pince

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En pénurie de respect

De quoi notre Humanité va-t-elle manquer ? Les sceptiques, qui ont haussé les épaules quand se prophétisait la fin du pétrole alors que notre ingéniosité trouvait une nouvelle source d’approvisionnement ultra polluante dans les gaz de schiste, ces sceptiques rient de nos craintes.

L’eau potable rare ? Les terres arables en quantité limitée ? Les arbres, les plantes, notre alimentation mis à mal par la sécheresse ? Nous y croyons si peu, enfants gâtés que nous

sommes ! Pourtant ces désastres sont désormais sous nos yeux. Si nous avions

l’intelligence d’en chercher la cause, nous devrions convenir qu’il s’agit du manque de respect dont nous faisons preuve à l’égard du vivant.

Imaginons un instant un monde où le respect serait la règle. Respect envers nos frères et soeurs humains, envers les animaux, la nature dont nous faisons partie, la planète, l’Univers… et il n’y a plus l’ombre d’un problème. C’est le manque de respect qui nous transforme en soudards, en criminels, en crétins puissance mille.

La solution est à notre portée, si proche, si simple. Que chacun mette du respect dans son rapport au monde et nous voilà sauvés. Trop simple sans doute. Alors nous choisissons la catastrophe.

 

 

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Toutes voiles dehors !

Et revoilà le voile…  sujet inépuisable de discussion. Pas la voile marine évoquée dans le titre, mais bien le voile au masculin. Avec cette formulation, tout est dit. Le voile n’est pas

une préoccupation féminine. Il est le révélateur d’un problème de beaucoup d’hommes : « Cachez cette chevelure, pilosité que je ne saurais voir, car mon sexe pourrait alors se manifester sans que j’y sois pour rien ! Et cette perte de contrôle est effrayante. »

Grâce aux musulmans, nous pouvons comprendre que le machisme, évident dans les trois religions monothéistes, n’est pas l’expression de la force masculine, mais de sa fragilité.

Mettre une femme sous housse n’est pas la protéger (disons de quoi !), mais permet d’ épargner aux hommes les désagréments de l’expression autonome de leur pénis.

 

 

 

 

 

Formuler correctement le problème donne accès aux solutions : une éducation rassurante et saine pour les petits garçons, la dé-diabolisation des femmes, l’harmonie avec la nature.

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Pour sauver la planète

« Que pouvons-nous faire? Rien. » « Eh bien si ! En arrêtant de manger autant de viande, nous pouvons. » C’est à la portée de chacun de nous. Nous critiquons nos gouvernants immobiles. Mais nous, en faisant l’effort d’un simple changement d’habitude, nous pouvons obtenir d’importants résultats.

Des céréales, des légumineuses, des légumes… On les cuisine et on  se régale !

« J’aime la viande ! Je suis un viandard ! » Rappelons-nous que la très sérieuse revue médicale « The Lancet » recommande la dose maximum de 14 gr par jour. Pas plus.

Voyons ce qui se passe si nous refusons de faire le moindre effort et persistons :

Avec une consommation annuelle de 80 kg par personne, nous tuons, en France, 3 millions d’animaux par jour. Des animaux engraissés dans des conditions honteuses et polluantes, tués dans l’horreur*.

 

Pour engraisser certains d’entre eux avec un soja frelaté, que nous transportons depuis l’autre côté de la planète, nous rasons des forêts déréglant davantage le climat.

Le morceau de chair posé sur le grill répond au feu qui grille la planète et au symbolique Burning man du « Nouveau monde ».

 

Intelligents les humains ? Ingénieux oui. Mais intelligents…

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Pauv’ chéris !

« Mais on n’attrape pas les mouches avec du vinaigre ! » « Faut pas faire peur aux gens comme ça ! » « On en a marre de l’écologie !  D’après vous tout va mal et en plus c’est de notre faute ! Vous n’avez pas des choses plus gaies à raconter ? » Ben non ! Sauf à mépriser ceux auxquels on s’adresse. Sauf à les penser sans conscience et sans dignité.

L’illusion est confortable, nous le comprenons. Mais c’est une illusion. Et lorsque la réalité se manifestera durement, le choc sera d’autant plus rude que rien n’aura été tenté pour l’éviter. Nous en sommes là, il faut bien l’avouer.

Tous ceux qui ont fait leur le dogme de la « croissance » continuent sur leur lancée. Quant à ceux qui les écoutent depuis longtemps, il leur est impossible de vouloir du chamboulement nécessaire. La horde des experts ne sauraient se tromper !

Les économistes, les politologues, les gens de la finances… tous si pragmatiques, si concrets, le contraire des intellectuels fumeux… Il est donc recommandé de ne pas traumatiser, de ne pas culpabiliser. Mieux vaut continuer à raconter les mêmes histoires, pousser à la consommation pour entretenir l’expansion…

Le changement le plus difficile est celui de nos croyances. Difficile d’admettre que notre planète est une petite boule fragile avec des limites de tous les côtés. Difficile de dépasser nos propres limites…

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Publié dans Écologie, Connaissance, Consommation, Démocratie, Finances