Le grand déclassement

Nous avons entendu des parents « gilets jaunes » nous dire leur crainte de voir leurs enfants et leurs petits enfants vivre moins bien qu’eux. Cette crainte vient du constat de la difficulté, pour beaucoup, de trouver un emploi, d’assumer le loyer d’un logement, de faire face aux dépenses incompressibles avec un salaire restreint.

Cette génération a pris la suite des jeunes d’après guerre, champions toutes catégories du saccage de la planète qui, tout à leur jouissance, se souciaient comme d’une guigne de la façon dont vivaient leurs frères et soeurs en proie à la famine. Nous avons gardé de cette période, une façon de pensée d’économie dite libérale. Pour nous, il n’est de valeur qu’à partir d’une étiquette de prix. Et ceux d’entre nous, dont les fins (ou moitiés) de mois sont difficiles, sont obligés de parler de l’argent qui leur manque.

Nous nous sommes comportés en enfants gâtés. Nous avons empoisonné la terre, mais avec la tranquille certitude qu’inéluctablement la pluie allait arroser les semis que le soleil ferait lever. Dur réveil au constat de l’état de la planète ? Même pas ! Trompés par nos fameux « zélus », nous continuons à souhaiter la croissance, à miser ou non sur « l’intelligence artificielle » pour notre compétitivité, à évaluer l’influence de la robotisation sur les emplois, à tenter de réguler l’accueil de migrants.

Alors que ce qui nous pend au nez, c’est la sécheresse et le feu, les tempêtes, les inondations, la disparition de terres, les pénuries alimentaires et l’afflux de réfugiés.

Nous voici entre nécessité et urgence. N’oublions pas l’urgence !

 

 

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Publié dans Écologie, Économie, Démocratie, Finances, Solidarité

Quand les non-entendus se font entendre

Ils le font dans le désordre et avec des revendications issues de leurs difficultés personnelles à faire face avec le salaire* (ou son équivalent) dont ils peuvent disposer. C’est un sentiment d’injustice qui les anime, dont la source est qu’une infime part de l’humanité s’accapare l’immense majorité des richesses matérielles. A quoi s’ajoute le mépris, trop souvent échappé d’un président inconscient, à l’égard de citoyens qu’il ignore.

La feuille de route d’Emmanuel Macron exige qu’il écoute et tienne compte de l’avis des autres. Il n’en a rien fait, a voulu imposer ses décisions et reçoit le résultat en pleine face.

Bien sûr : on parle d’argent. Mais nous passons à côté de l’essentiel si nous continuons à ignorer la colère contre des représentants qui ne représentent qu’eux-mêmes et s’empressent de devenir les instruments des multinationales. Dans ces chroniques, nous employons depuis toujours le terme « zélus » pour désigner ces êtres qui croient avoir décroché une promotion, avec tous les avantages qui l’accompagnent, quand il sont missionnés au service des autres. Un maire alsacien** a rappelé ce qui devrait être le premier combat d’un élu : celui qu’il lui faut mener contre son ego.

Une proposition accompagne cette critique : celle de la participation des citoyens aux décisions qui les concernent. La représentation pourrait s’opérer par tirage au sort, ce qui aurait pour résultat une intelligence collective créative avec le secours d’une information la plus complète (et donc contradictoire) possible. Cette piste est ignorée par tous les tenants du système actuel malgré la violence destructrice insoutenable qui en découle.

C’est cette révolution plus que des réformes que nous devrions tous exiger de façon non violente.

  • Il est dommage, lorsqu’une « gilet jaune » parle de ses difficultés à élever ses deux enfants avec le salaire qu’elle nous dévoile, que les aides rattachées à sa situation (allocations familiales, allocation logement…) ne soient pas mentionnées. Le total ne fait pas d’elle une Rothchild, mais le rappel que notre pays n’abandonne pas complètement un individu à son sort me parait plus honnête.
  • Tous le maires ne sont pas les anges qu’on nous présente. De sombres histoires d’immobilier sont là pour le rappeler.

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Politique écologique ? Où ça ? Quand ça ?

C’est bien la première fois que nous en entendons parler. Notre pays aurait une politique écologique ? Au travers d’une nouvelle taxe, cette politique serait le déclencheur de la colère éprouvée par nos concitoyens confrontés à l’iniquité.

Où se loge-t-elle cette politique ? Dans l’agriculture ? Notre pays est champion du monde en utilisation de pesticides et si les paysans bio sont encouragés par les consommateurs, ils ne le sont pas par les aides gouvernementales, bien plus importantes pour les agriculteurs dits conventionnels. Dans le logement ? Les immeubles passoires ont été massivement équipés de radiateurs électriques gourmands en énergie. Dans les transports ? Une bonne partie de l’explosion actuelle a pour origine la passion de notre pays pour la voiture. Les camions ne prennent pas le train. Les trains ne circulent plus sur les petits parcours. Le prix fou des loyers rejette les familles aux revenus moyens de plus en plus loin de leur lieu de travail. C’est ce que nous avons entendu sous le rejet d’une taxe sur les carburants, dont ce diesel tant chéri par nos gouvernements.

Ce que nous n’avons pas entendu c’est que l’écologie, c’est échanger, c’est concerter, réfléchir et oeuvrer ensemble. Si nous avions eu une politique écologique, nous aurions connu depuis longtemps la mutation de notre façon de vivre et de  notre économie. Nous serions prêts. Nous aurions le droit de faire part de notre expérience. La menace du changement climatique serait moindre et la violence de ces journées nous aurait été épargnée.

 

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Publié dans Agriculture, Alimentation, Écologie, Économie, Consommation, Démocratie, Finances | Tagué

La faute à l’écologie

Sauver notre espèce (qui ne montre guère qu’elle le mérite), en l’empêchant de détruire davantage la maison qui l’abrite, est ce qui motive depuis toujours ceux qu’on appelle « les écologistes ». On comprend que ces empêcheurs de tout anéantir en rond, au fil du temps, se soient aliénés les agriculteurs (intoxiqués par l’agriculture productiviste), les tenants de la croissance (entraînés par les multinationales), les adeptes du « progrès » (scientifique, technique, technologique… mais on ne parle pas du progrès des êtres humains), les amoureux de la bagnole (en partie instrument de liberté, secteur chéri des gouvernements) et j’en passe.

Ce gouvernement vient de réussir un coup de maître en portant… un coup de grâce à cette mince partie de la population consciente de l’urgence – pour survie – de changer notre façon de vivre, cela en imposant l’indispensable taxe climatique à ceux qui se débattent avec un mini-budget et ont l’obligation de se déplacer en voiture parce qu’aucune autre possibilité ne leur est offerte. Une taxe n’est pas dissuasive en l’absence de choix ! Cette évidence n’a pu échapper aux décideurs qui affichent soudain une écologie radicale, dégoutant à tout jamais, ceux qui ne parviennent pas à joindre les deux bouts, de la planète et de l’écologie.

Le problème est que la radicalité des décideurs s’arrête là. Ils ont su faire aux très riches le cadeau d’un Impôt sur la fortune assimilé à une piscine à débordement, dont le ruissellement ne nous apparait guère. Ils ont su diminuer le coût du permis de chasser, en assortissant ce cadeau d’un permis de tuer dans des périodes où les oiseaux en voie d’extinction avaient droit à un peu de paix. Ils savent écouter les lobbies quand il s’agit de prolonger encore l’usage de perturbateurs endocriniens, de produits cancérigènes ou de permettre des forages vers les ressources fossiles, de bétonner des terres arables et j’en passe là aussi.

Le plus navrant est dans les tables rondes médiatiques et les commentaires des experts. Ainsi de l’expression « pouvoir d’achat », indécente pour des budgets autour de mille euros, qui ne laissent que des miettes après paiement du loyer, de l’eau, des énergies, des assurances. Ainsi de l’inquiétude exprimée pour nos enfants, dont « le niveau de vie risque d’être en baisse » par rapport à celui de leurs parents. Je ne suis pas sûre que les commentateurs aient entendu par là que l’eau se révèlerait comme le trésor qu’elle est, que des pénuries dues à la sécheresse, aux inondations, aux tempêtes toucheraient aussi nos contrées… Je crois qu’ils ne parlaient que d’argent. Colette Pince

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Drôles de genres !

Voilà que nous découvrons l’homosexualité et, avec elle, la bi et la trans ! Je plaisante puisque l’errance sexuelle existe depuis l’origine de l’humanité. Et, depuis lors, nous nous interrogeons en vain sur l’origine de ces phénomènes. En ce domaine, comme en tant d’autres, on peut regretter que notre société occidentale outrecuidante n’ait pas considéré  la pensée orientale et l’hypothèse de la réincarnation. Car, en entendant des êtres déclarer, dès leur venue au monde (ou presque), que le corps dans lequel leur esprit se trouve « n’est pas le bon », nous ressentirions la nostalgie d’une vie heureuse dans un corps du sexe opposé et tiendrions ainsi l’une des causes possibles du malaise éprouvé. Surtout, en s’intéressant au Yin et au Yang, notions qui dépassent largement nos Féminin et Masculin, notre lecture du monde gagnerait en subtilité.

En attendant, nous tombons dans le ridicule du « genré », ridicule dans lequel ceux d’entre  nous qui s’estiment « progressistes » ne manquent pas de s’enliser.

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« Monsignore ! Il est l’hore ! »

 

Nous voici à « l’heure d’hiver ». Ouf ! Nous nous rapprochons ainsi de l’heure solaire. Le jour du changement, nous sommes nombreux à nous réjouir de l’heure de sommeil gagnée. Mais l’adaptation exigée à deux reprises chaque année suscite moins d’enthousiasme. Bonne nouvelle : ces changements vont être abolis.

 

Est-ce à dire que nous allons demeurer au régime de l’heure actuelle ? Que nenni ! Le seul terme « d’heure d’hiver » fait tousser la majorité de nos concitoyens. Alors que l’heure d’été, qui est la promesse de longues soirées passées à la terrasse de cafés… Qu’elle soit éloignée de deux heures de l’heure solaire ne touche pas les dénaturés que nous sommes. Le dérèglement climatique risque d’offrir aux tenants de l’heure d’été la température adéquate. Mais pour l’ensoleillement…  Le dérèglement climatique n’est pas la seule catastrophe. Notre dérèglement interne devrait nous affoler.

 

 

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Crétins !

Qu’est-ce qui me pousse à titrer ainsi une chronique, le jour-même où une critique me réclame un peu d’humour lorsque je parle d’engagement ! « On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre ! Un peu de douceur que diable : c’est ainsi que l’on convainc ! »

Cela fait bien une soixantaine d’années que les écolos – ces rigolos – tirent des clochettes d’alarme et dressent de calmes bilans. On ne les a pas crus et à peine entendus.

Et aujourd’hui la Terre se fâche ? Eh bien on dirige les projecteurs vers une zone inondée et ses zélus, lesquels délivrent le résultat de leur réflexion : « Va falloir… s’habituer. » Va falloir construire des bacs de rétention, utiliser des nouveaux revêtements de route, ouvrir des salles pour accueillir les inondés et les incendiés, améliorer les systèmes d’alerte. Mais changer notre système ? Ah ça…

Mais les medias ? Eux, au moins, exercent un contre-pouvoir à coup sur. Euh ! La hiérarchisation de l’information donne la première place à Benalla, puis à la perquisition chez Jean-Luc Mélenchon, puis au remaniement du gouvernement, au cours duquel l’écologie est confiée à une dame Danone… A tout sauf à la remise en question de notre mode de vie.

Restent les citoyens, ces habitants de la Terre. Ils doivent, évidemment, faire entendre leur voix. Bof ! Face aux lobbies corrupteurs d’élus, ces citoyens osent à peine envisager de créer le lobby des consommateurs. Comme si, de rappeler aux zélus qu’ils représentent les électeurs et que leur travail est de les défendre n’était même plus envisageable.

La Terre, l’humanité surtout, mourront de notre crétinerie. Une vaste campagne d’affichage qui nous interpellerait sur ce thème suffirait-elle à nous faire sortir de notre stupéfiante léthargie ?

Nous savons, à Prendre conscience, qu’un travail de chacun sur soi, grâce à la méditation que nous recommandons si fort, est la voie royale qui nous replacerait à notre niveau d’êtres humains capables d’un haut niveau de conscience, responsables de notre planète et de toute les vies humaines, animales, végétales qui la peuplent. Si de petits électro-chocs peuvent nous y conduire, ne tergiversons plus : N’hésitons pas à nous traiter de crétins.

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