Premier de cordée ?

C’est  quoi un premier de cordée ? Voilà la question qu’auraient dû se poser le président de la République, suivi par la cohorte de journalistes-perroquets, avant de donner et d’adopter ce titre à propos des as de la réussite financière.

Quand des êtres humains vivent dans des conditions difficiles, la solidarité s’impose  à eux, car indispensable à leur survie. Les montagnards sont des gens solidaires. Dans une cordée, les alpinistes sont attachés les uns aux autres. Le premier de cordée, dans tous ses choix, a la préoccupation de la cohésion du groupe et de sa sécurité.

Peut-on affirmer que « ceux qui réussissent », selon notre vision matérialiste, ont le profil du premier de cordée ? Rediffusé récemment, le film « Le loup de Wall street » met à jour le cynisme, l’avidité, le matérialisme, l’égocentrisme – toutes manifestations d’un Yang pathologique – des fous de l’argent. Qui a eu l’occasion d’approcher des specimens de ceux qu’on appelle « hommes de pouvoir », quel que soit leur champ d’action*, a pu constater que, à des degrés divers sans doute, ces traits de caractère sont présents chez eux.

Le président de la République a-t-il conscience des modèles qu’il nous propose ? Comment les gens de presse ont-ils pu accepter sans réagir qu’une proposition aussi dégradante nous soit faite ? Et nous ? Combien de temps encore allons-nous tolérer « comme on nous parle » ?

*Pour mémoire, les moteurs principaux de l’économie sont l’avidité et l’égoïsme.

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Publié dans Économie, Finances, Solidarité, Yin Yang | Tagué ,

Des harceleurs ? Non : Des malades.

Harvey Weinstein est  entré en clinique. On  peut déplorer que la meute ait attendu le déclin de son influence pour se déchaîner à son égard. Ce scandale a le mérite, le temps de sa médiatisation, d’attirer notre attention sur ce problème majeur : trop d’hommes sont en mal être avec leur sexe.

Tous ces mal-être individuels sont à l’origine d’actions et de réalisations empreintes de Yang négatif, dont la somme nous plonge dans le déséquilibre, le Yang inflationniste écrasant  le Yin*.

Notre appartenance physique au règne animal pousse les mâles humains à s’affronter afin d’offrir aux femelles les géniteurs les mieux appropriés à la pérennité de l’espèce. Ce réflexe est attaché à notre condition. Il est naturel. Le problème est que notre société, elle, est dénaturée. Ce que nous connaissons est du domaine de la pathologie : soif de pouvoir, orgueil démesuré, violence, fausse rationalité, perversité, sadisme… Les hommes animés de ces énergies perturbatrices sont malades. Et notre société l’est à tel point que les femmes,  qui viennent témoigner de ce que nous appelons « harcèlement sexuel », au lieu d’exiger que ces malades puissent être soignés, en appellent à une puissance tutélaire (décodons : paternaliste !) afin que justice soit rendue.

 

 

 

 

 

Freud a pris du temps pour élaborer une théorie du manque de pénis pour les femmes. Mais, à notre connaissance, ni lui, ni ses disciple n’ont autant planché sur les relations hommes-pénis, hommes-femmes, hommes-vagin, hommes-foetus… Et l’éducation des petits garçons, des adolescents, est loin de tenir compte des peurs ou du surinvestissement, qui sont à l’origine des névroses.

Si une prise de conscience nous permet d’enfin considérer ce problème, nous serons mieux à même de trouver des solutions à la suprématie de l’argent, aux dérives du scientisme, à la destruction de notre planète et aux souffrances de tant d’êtres.

  • Yin et Yang sont, d’après le Tao, les deux énergies complémentaires qui  animent le monde.
  • Autres chroniques sur ce sujet dans la catégorie « Yin Yang »

 

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Publié dans Education, Yin Yang

Où sont les femmes ?

Dans la chronique précédente*, nous mettions en doute la capacité de nos contemporains à s’opposer aux actes qui mettent en péril la vie de la planète et de ceux qui la peuplent. Penser le groupe humain sous forme d’une nébuleuse, comme le fait notre société, nous empêche de formuler un diagnostic, car la nébuleuse est faite d’êtres indifférenciés, ce qui doit ravir les tenants de la théorie du genre. Mais lorsque nous faisons appel au discernement, force est de constater que, dans ce groupe, il y a des hommes et il y a des femmes.

Qui est Donald Trump ? Un être humain de sexe masculin. Qui est Kim Jong-un ? Même chose. Qui sont les fous de Daech ? Des mâles de l’espèce et de grands malades. Qui va à la chasse ? Qui prend révolver et fusil pour des substituts de leur sexe ? Qui prépare en secret le CESA et affirme que c’est le meilleur arrangement que l’on puisse rêver pour fourguer des marchandises ? Un cercle à majorité masculine. Qui déclare que le marché des céréales exige le maintien du Round-up** ? Qui prétend que la concurrence entre pays à ouvriers payés trois sous, malades de leur eau polluée et un pays comme le nôtre (aussi imparfait soit-il) est  le top de la modernité économique ? Nous pourrions continuer longtemps ainsi. A l’origine de tous les délires agressifs, scientistes, technologiques que nous connaissons se trouvent des mâles. Notre monde est malade d’un Yang pathologique inflationniste car trop d’hommes sont en mal-être avec leur sexe.

***

Où sont les femmes ? Quelques unes rêvent d’être Kim Jong-Un. D’autres souhaitent intégrer les groupes de décision. Mais elles sont encore – féministes en tête – au stade « Nous aussi ! » Ce qu’il faut malheureusement traduire par : « Nous aussi pouvons être aussi stupides que les hommes. » sur fond de victimisation.

Selon ce dogme, ce serait déchoir que de s’occuper de soin et de protection quand l’énergie nucléaire et l’armement sont tellement valorisants. C’est ainsi que l’on accroît encore le déséquilibre Yin Yang dont notre monde souffre. Si les femmes voulaient s’affranchir de la pensée unique, qui veut que le réflexe de protéger soit culturel, si elles apprenaient à mieux connaître l’énergie Yin, dont elles sont partie, elles mettraient à jour ce constat : « Trop d’hommes sont en mal-être avec leur sexe. » Il ne manquerait pas d’hommes sains et équilibrés pour chercher, avec elles, des solutions à ce problème qui nous empoisonne depuis des siècles et, poussé à son paroxysme aujourd’hui, nous mène à la catastrophe.

  • « Le CETA et les bêtas »
  • ** Glyphosate cancérigène.
  • ***A la fin de la partie, un chasseur dépité a tué son chien. Ce réflexe est courant en Espagne. Il est à l’origine de la scandaleuse tradition des lévriers suppliciés.

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Le CETA* et les bêtas

« Rassurez-vous : ce n’est pas encore fait. » C’est  la phrase anesthésiante des politiques. Valable pour toutes les occasions où les citoyens ont des raisons de s’inquiéter.

Le CETA s’est concocté à huis clos. Ce qui nous parvient de ces discussions si peu démocratiques est plus qu’inquiétant . Alors que la planète se détruit sous nos yeux, que  notre pays a pris la tête des « accords de Paris » afin que le climat déréglé n’amplifie pas la catastrophe, le CETA prévoit l’importation de 50000T de viande bovine, 75000 de viande porcine.

Il nous semblait pourtant avoir compris que, pour la santé de la planète, celle des êtres humains et aussi pour commencer à réduire notre barbarie à l’égard des autres espèces, il était urgent de diminuer cette consommation. Les Shadoks en ont décidé autrement : cette masse sanguinolente va devoir être ingurgitée. Les conditions d’élevage, d’abattage sont-elles plus acceptables au Canada ? Même pas ! Cerise sur le steack, il convient d’ajouter à la facture le coût carbone du transport sur une aussi longue distance. Mais que cette incohérence – qui est le produit de notre soumission à l’argent – ne nous empêche pas de faire la leçon au reste du monde !

Plus grave encore : si un état, qui n’en est pas à une contradiction près, venait  à se gendarmer face au non respect des quelques règles de protection européennes, l’entreprise mise en cause pourrait porter plainte contre cet état. Nous sommes conscients du fait que nos zélus sont depuis trop longtemps des marionnettes aux mains des lobbies, c’est-à-dire des multinationales. Mais que cette perversion devienne la loi, que le cynisme l’emporte sur la dignité, nous devons le refuser de toutes nos forces.

Mais qui va refuser ? A peine le glyphosate, perturbateur endocrinien cancérigène, est-il menacé d’interdiction que les membres de la FNSEA** – essentiellement les céréaliers – hurlent qu’il leur est impossible de s’en passer et peu importe  la santé des consommateurs  ! Jusqu’aux femmes de service des cantines bordelaises – bien plus légitimes assurément – qui refusent le remplacement de la vaisselle en plastique et se font sourdes à l’argument de la santé des enfants.

A l’injonction : « La bourse ou la vie ? » Nous répondons en masse : « La bourse ! ».

  • CETA : Accords de libre échange avec le Canada.
  • **FNSEA : Il s’agit du plus gros syndicat agricole français. Tenant du productivisme et supporter de l’agro-chimie.

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Publié dans Agriculture, Alimentation, Animaux, Économie, Consommation, Démocratie, Santé | Tagué ,

FNSEA do Mexique

La grande FNSEA (Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles) a fait fort.

Hier soir, 21 septembre 2017, la valeureuse équipe de journalistes de « Envoyé spécial » (France 2) montrait aux consommateurs innocents comment on « créait des richesses » à partir d’avocats (les fruits), pour le plus grand bonheur des cartels de la drogue, de l’industrie chimique mondialiste, des dirigeants et des fonctionnaires lobotomisés, avec quelques dégâts collatéraux comme des enfants handicapés, des avortements, des cancers, des forêts massacrées, des terres et de l’eau polluées. Comme tout cela se passait au Mexique, nous pouvions nous abriter derrière des kilomètres d’indifférence. Manque de chance : les avocats sont exportés et nous les trouvons (avec un plus qu’est le bilan carbone) dans nos supermarchés.

Le spectateur traumatisé est  allé se coucher en jurant qu’on ne l’y reprendrait plus, qu’il ne mangerait plus d’avocat de sa vie et choisirait désormais d’acheter français. C’est  là que la très active FNSEA* entre en scène. Nous apprenons qu’elle vient d’envoyer ses troupes d’agriculteurs soumis ou complices manifester face au risque d’interdiction du glyphosate,  cet herbicide perturbateur endocrynien et cancérigène. Sous le nom de Roundup, le glyphosate est l’enfant chéri de Monsanto et l’ami indéfectible des OGM. L’amour porté à ce produit par Monsanto va jusqu’à pousser la firme à glisser ses études rassurantes dans les études et les dossiers de nos zélus, études qui se retrouvent ensuite dans l’argumentaire de la FNSEA, qui, entre productivisme et santé, n’a jamais hésité à opter pour le productivisme.

N’achetons pas français. Achetons bio, près de chez nous, exigeons que les subventions déversées sur les agriculteurs-pollueurs deviennent des encouragements et des soutiens pour tous ceux qui auront le courage de se détacher de ces matrices empoisonneuses et réservons nos achats à ces paysans-là.

 

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Publié dans Agriculture, Alimentation, Économie, Consommation, Enfants, Santé | Tagué , , ,

Ya plusieurs façons d’entreprendre

Les dirigeants que nous avons placés à la tête de notre pays sont jeunes… façon années 70. Lorsqu’ils poussent à entreprendre, c’est à la mode des « trente glorieuses » (plutôt « inconscientes »), avec la croyance d’une planète extensible aux ressources illimitées. C’est dire si Nicolas Hulot a du pain sur la planche pour leur faire changer de logiciel.

Quelqu’un a fait observer que « Tout le monde n’est pas fait pour entreprendre. » Ce qui conduit à réfléchir au statut de salarié. Jusqu’ici, un salarié donnait de son temps (donc de sa vie) et de sa force de travail (son énergie, son savoir, sa capacité à s’adapter et à progresser) contre une certaine quantité de la monnaie d’échange en cours et une relative sécurité.

Peu de choses permettaient au salarié d’établir un lien entre le produit ou le service sur lequel il oeuvrait et l’intérêt que ses contemporains portaient ou non à ce produit ou service. Maintenir les salariés dans l’ignorance arrangeait les entrepreneurs peu scrupuleux dont les affaires étaient florissantes. Et les salariés ne tenaient pas spécialement à prendre conscience de l’incidence de leurs choix de consommateurs sur l’activité des entreprises et le destin des autres salariés.

Alors, c’est le moment d’entreprendre… autrement. Notre pays est déjà riche d’une multitude d’initiatives qui amorcent le mouvement. Avec les AMAP, des familles permettent à des paysans de produire de façon satisfaisante en étant rémunérés correctement. Contre l’obsolescence programmée, des ateliers réparent et apprennent à réparer. Les SCOP demandent des projets à l’éthique impeccable et une sérieuse remise en question de chacun qui permette le travail d’équipe : l’avenir leur appartient.

Tout est avenir, qui s’interroge d’abord sur le caractère positif du projet pour la collectivité, la planète et donne priorité aux liens qui doivent s’établir à l’intérieur de l’entreprise, avec ses partenaires, avec ses clients. Ces liens tendent vers la coopération et non la compétition, vers la reconnaissance des atouts de chacun tout en calmant les egos. Dans notre monde libéral capitaliste viendra le moment où un apport de capital sera nécessaire. S’il n’est pas mis fin à l’égoïsme pathologique des ultra-possédants, faisons ce que font les banques actuelles : créons nous-mêmes l’argent de nos emprunts !

Nous sommes invités à sortir de notre passivité fainéante : Sortons en ! Et inventons.

 

 

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Le beurre, l’argent du beurre…

Nous sommes bien obligés de remarquer qu’il y a des façons de penser interdites par la pensée unique, avec marquage au fer rouge pour les contrevenants accusés de fermeture d’esprit, de manque d’empathie, voire de fascisme. De crainte de subir ce rejet de la majorité bien pensante, la gymnastique la plus pratiquée consiste à rejoindre le courant dominant et à pratiquer l’auto-censure. Une telle soumission est contraire à l’esprit de ce blog.

Jouer les apprentis sorciers avec la procréation et la gestation est l’une des dérives les plus graves de notre société technoscientifique. Afin de couvrir cette dérive, la pensée unique brandit l’étendard de l’égalité. Avec « pour tous » dans un slogan, on témoigne de la générosité de la démarche. Ceci à côté des SDF et des « en dessous du seuil », dont l’abri « pour tous » ou la nourriture saine « pour tous » ne sont pas revendiqués avec autant de force. L’étrangeté de cette revendication réside dans son objet : le mariage… mais homosexuel. A nos oreilles, le terme pose problème : il ne vient pas à l’idée d’un décorateur, d’un fleuriste de marier le bleu avec le bleu, les jonquilles avec les jonquilles. Car on marie des différences et non des similitudes comme c’est le cas dans cette union. Chacun de nous est digne de respect. Chacun de nous a droit à son intimité en matière de sexe et de préférence sexuelle et personne n’a rien à en dire. L’homosexualité a toujours existé. Des traditions l’expliquent par la nostalgie du corps de sexe opposé dans lequel un être aurait été incarné de façon heureuse. Autre explication, toujours dans l’hypothèse de réincarnations, un être intolérant, dans une précédente incarnation, doit faire l’expérience des difficultés de son homosexualité dans la vie présente. Que deux homosexuels qui s’aiment et vivent ensemble ne puissent bénéficier des mêmes protections légales qu’un couple hétéro est une injustice insupportable. Mais pourquoi ne pas nommer différemment ce qui recouvre une union différente ?

La parentalité « pour tous » complète bien plus dramatiquement la demande de mariage « pour tous » en s’appuyant sur ce que nous n’hésiterons pas à appeler les trafficotages scientifiques liés à la procréation. Elle s’inscrit dans la logique consommatrice de l’époque. Il est permis, pourtant, de se demander pourquoi des êtres – qui revendiquent à juste titre le droit à la différence – rejettent ce qui caractérise cette différence : l’impossibilité de procréation. Contre toute logique, contre nature et en faisant l’impasse sur les droits de l’enfant à naître, surgit un « droit à la parentalité » qui fait des donneurs de sperme ou des donneuses d’ovocites – clairement : les parents biologiques – de simples fournisseurs en vue de la fabrication d’un enfant. Là nous ne sommes plus dans une querelle de vocabulaire, nous sommes dans l’antre de l’apprenti sorcier : celui dont le savoir dénué de sagesse nous mène tout droit à la catastrophe.

 

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