Oui, ça concerne « les gamins » !

Et pas qu’un peu ! Ce sont eux qui vont souffrir des effets de notre impardonnable légèreté. Ce sont eux qui vont devoir trouver des solutions pour tenter de réparer nos erreurs et inventer une façon de vivre enfin intelligente.

Alors, quand j’entends ces incroyables notables, qui nous ont mis dans ce pétrin, refuser à Greta Thunberg, adolescente différente autant que courageuse, le droit de s’exprimer, ma colère envers le Yang pathologique atteint un sommet. Bien entendu, ils s’inquiètent de la voir manipulée, eux qui sont les marionnettes des multinationales ! Bien entendu, ils lui préfèrent les scientifiques du GIEC, eux qui se sont gardés de rien changer malgré les mises en garde de l’Organisation. Et ils recherchent les « intérêts souterrains », eux qui ont oublié ce qu’est l’intérêt général.

Les medias en rajoutent une couche en incitant à aller à l’école, car l’économie va avoir besoin d’ingénieurs et de techniciens pour les réparations. Dans une chronique antérieure*, nous avons évoqué ce paradoxe de parents qui se sacrifient pour assurer à leurs enfants des études qui feraient d’eux des médecins ou des notaires, mais ne lèvent pas le petit doigt pour leur assurer une planète vivable, avec de l’eau, des plantes et des animaux.

Nous voici au rendez-vous des paradoxes. Merci à cette gamine de nous mettre face aux réalités.

  • « Infantilisme et enfants » Catégorie « Enfants » Publié le 18/09/2014.

 

 

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Publié dans Écologie, Enfants

Hégrégor ?

Quand on se promène au delà de notre univers matériel, on trouve l’hégrégor, qui serait une énergie produite par des individus aux intentions négatives sous la conduite d’un être malveillant. Oublions une telle organisation. Les individus que nous sommes ne peuvent avoir d’intentions négatives : ils n’ont pas d’intention du tout. Mais comment croire que le voeu répété et multiplié « Surtout pas de pluie pour mon week-end ! » n’ait aucun effet ?

Être dé-naturés a amplifié notre stupidité naturelle. Nous voici obligés de constater que, dans ce pays jadis tempéré, le thermomètre indique 38 à 42°. Mais ce sont « les agriculteurs qui souffrent de la sécheresse » parce qu’atteints au porte-monnaie, notre seul organe sensible. Il ne nous vient pas à l’esprit que la récolte catastrophique, par déficit de pluie, nous laissera sans grand chose dans notre assiette et avec des restrictions d’eau. Nous n’établissons toujours pas de lien entre la terre et nous.

Il y a des année, pourtant, que nous aurions du abandonner l’agriculture intensive, encourager le maraîchage, restreindre notre consommation de viande, bannir le gaspillage, économiser l’eau, fêter la pluie, nous soucier du sort de nos semblables, des

In this photo taken Wednesday, April 5, 2017, Abuk Garang holding her 7-month-old son William

plantes et des animaux ! Changer radicalement notre façon de vivre est urgent autant qu’enthousiasmant. Le principal ingrédient requis est la solidarité. Alors ne craignons plus de jeter aux orties ce vieux truc qu’on nous a inculqué : la compétition. Et en avant pour l’entr’aide !

Volunteers sharing food

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Il est fini le temps des enfants gâtés !

J’ai toujours été choquée de voir mes contemporains faire n’importe quoi avec l’imperturbable certitude que, de toute façon, la pluie viendrait. Et, en effet, la pluie venait.

Il n’en est plus rien. De tous les côtés se révèlent les conséquences de nos méfaits, c’est-à-dire de notre ignorance et de notre suffisance. Premier degré d’une prise de conscience : Nous prenons acte de la justesse des mises en garde écolos. En effet, nous vivons des canicules. En effet la mer est polluée. En effet, nos aliments non seulement ne nous nourrissent plus mais nous empoisonnent…

Reste à atteindre le degré suivant : cesser de glorifier notre Science (!),  admettre que notre savoir est limité et que cette limitation nous vaut d’innombrables problèmes auxquels nous ne nous attendions pas. Youpi ! avec le moteur à explosion, nous avons construit des véhicules qui renvoyaient le cheval le plus rapide à l’écurie. Notre ingéniosité a parfaitement maitrisé un nombre limité de paramètres et nous avons ignoré le goudronnage d’hectares de terre, le bruit, la pollution de l’air, les déchets, la destruction due à l’extraction du pétrole et le fait que cette ressource naturelle (comme toutes nos autres ressources) avait une limite. La liste des effets secondaires des médicaments de l’industrie pharmaceutique montre que, parfois, nous n’ignorons pas les inconvénients de nos découvertes, mais que nous passons outre. Au point qu’une Agnès Buzin, désastreuse ministre de la maladie de notre pays, scotchée à son ignorance, décide de priver les moins argentés d’entre nous du recours à l’homéopathie, thérapie énergétique dont le principe échappe à nos scientifiques.

Quel que soit le secteur de notre économie – l’agriculture, l’énergie, la construction – nous trouvons le même canevas.

Parfois, un peu de bon sens suffirait à nous éviter d’écarter l’évidence. La canicule nous fait découvrir l’absurdité des logements aux parois de verre. Depuis les premiers âges nous cherchons abri pour nous protéger du froid, de la chaleur, des intempéries. Pour s’inonder de « luminosité », notre fantasme actuel, il suffit simplement… de sortir !

Location prestige avec piscine privée

Des chantiers vont être nécessaires pour corriger nos bêtises : isoler nos logements, limiter ou supprimer les déplacements habitation-travail, faire en sorte que nos aliments soient une nourriture, rendre tous les produits biodégradables, transformer les folles piscines en réservoirs d’eau utilisable pour les animaux et les plantes, etc. Un espoir ? Et si, en agissant ainsi, nous retrouvions notre estime et la santé ?

 

Publié dans Agriculture, Alimentation, Écologie, Connaissance, Consommation, Santé, Science

Arrêtons avec « l’environnement » !

 

C’est le terme qui nous est venu à l’esprit lorsque, dans les années 70, nous avons commencé à nous soucier des dégâts que notre « génie » faisait sur la planète. Ce choix était conforme à ce que nous pensions et continuons de penser : Il y a nous, nos constructions, nos objets, notre quotidien. Et puis il y a le décor : ce qui est autour et qui est donc secondaire.

Il suffirait que la pollution lumineuse (une de plus !) n’empêche pas l’expérience et, en prenant un moment pour nous asseoir dehors, la nuit, afin de contempler les étoiles, dans un moment de lucidité nous comprendrions que nous sommes sur cette petite boule miraculeuse, dont il n’existe apparemment aucun autre exemplaire dans ce secteur de l’Univers, et que nous faisons partie de la tout aussi miraculeuse vie de cette planète. Au même titre que le radis, le chat ou la souris. Alors nous comprendrions qu’en détruisant la Terre, les vies qu’elle porte, nous nous détruisons nous-mêmes.

Les mots ont de l’importance. Les mots façonnent notre pensée. Nous avons un tel retard dans notre tentative de guérison que bannir désormais le mot « environnement » de nos discours fait partie de la thérapeutique urgente. Autre urgence : nous départir de notre suffisance. Le génie humain a édifié les pyramides, inventé la roue, la bombe atomique, la sécurité sociale, Internet, un nombre incalculable d’artefacts conçus pour le mieux être des humains et la satisfaction de leurs passions. Ce qui suppose la compréhension de quelques unes des lois de la nature, mais la limitation, dans le savoir acquis*, des éléments considérés. D’où la découverte ébaubie des effets pervers de tant d’inventions placées sous la bannière du « progrès » : destruction des ressources, pollution, déchets, impact sur la santé, sur la vie.

Répétons-le : nous sommes partie de la nature. Nous sommes une espèce parmi d’autres avec plus de responsabilité et une grande capacité de nuisance qui a supplanté notre capacité à harmoniser. Nous ne pourrons survivre que si nous témoignons enfin du respect à la Terre et aux vies qui la peuplent, si nous abandonnons notre fatuité pour l’émerveillement, l’empathie et ce qu’il faut bien appeler l’amour.

  • Quelques oeuvres comme les pyramides relèvent cependant davantage de la Connaissance que de nos savoirs.

 

Publié dans Écologie, Connaissance, Solidarité

Voter.

Parce que, hélas, nous en sommes toujours à cette illusion de démocratie représentative. Un candidat l’est avant tout à sa propre représentation, à la quête d’une promotion, à la recherche de privilèges et d’une esquisse de pouvoir. Nous serions bien plus démocrates si nous avions opté pour le tirage au sort, le débat entre citoyens documentés de façon contradictoire. Mais comme ce n’est pas le cas, il nous faut « sauver les meubles » pour tenter de sauver notre Terre.

Quel groupe nous parait le plus réellement conscient de la situation ? Quels êtres nous le disent avec franchise ? Et ne nous cachent pas qu’il va falloir bouleverser radicalement notre « way of life », dont un président américain disait jadis que, pour ses compatriotes, elle n’était pas négociable. Allez négocier, maintenant, avec la température ! Aucune « tête de liste » de cette élection européenne ne tient ce langage parce que ce serait (électoralement !) suicidaire. Alors que, avec le déni, nous accomplissons un suicide collectif.

Mesures d’urgence : L’éducation que nous aurions du entreprendre il y a au moins quarante ans, s’inspirerait de Montessori au lieu du « par coeur » que l’on  retrouve, entre autres, dans la formation médicale. Nous ne pouvons attendre ceux qui ne seront adultes que dans quinze ans, car nous n’avons plus le temps. Rendre nos concitoyens autonomes pour leur santé au lieu de nous soucier de la bonne forme de l’industrie pharmaceutique nous contraindrait à nous séparer d’Agnès Buzin (!). Un grand mouvement de solidarité est immédiatement nécessaire pour aider à la reconversion de tous ceux que nous avons embarqués dans des activités polluantes. Nous en finirions alors avec le chantage « Si nous ne gardons pas ce qui nous tue, des salariés n’auront plus de quoi vivre. » Et nous pourrons opérer la révolution indispensable de l’agriculture, des moyens de transport, des énergies, des industries de l’obsolescence programmée, de la montagne de déchets et de l’épuisement des ressources. En mettant fin à une absurde compétition, en organisant la coopération dans une vie moins matérialiste et plus humaine.

La majorité des candidats gardent le langage des années 70 en y ajoutant le mot « écologie » pour faire joli. En cela, ils sont semblables à la majorité d’entre nous qui est dans le déni de la catastrophe amorcée.

C’est à chacun de nous de donner sa voix à celui qui est le moins éloigné de la réalité de notre situation et qui propose des mesures réalistes, adaptées au caractère dramatique de cette situation.

Nicolas Hulot, désormais hors jeu politique, est le seul à parler vrai.

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« Je me mets à ta place ! »

C’est ce que nous disons à un ami qui nous parle de ses difficultés et se demande si nous le comprenons. Car la meilleure façon de comprendre la tristesse, le chagrin ou la douleur de l’autre, c’est d’imaginer que ce qui lui arrive nous arrive à nous. c’est ce qu’on appelle l’empathie. L’empathie est l’art d’utiliser notre égocentrisme à des fins altruistes !

Nous comprenons tellement bien que nous ne pouvons rester passif face à la situation. Que pouvons-nous faire pour aider ? Dès que nous avons la réponse, nous agissons.

Nous gardons notre ami avec nous pour le réconforter. Il perd son travail ? Nous faisons le tour de nos relations et des éventuelles opportunités. Il perd son logement ? Nous l’hébergeons. Inondations dans le village voisin ? Nous proposons notre aide. Enfants orphelins ou malades ? Nous songeons à nos propres enfants et envoyons de l’argent à l’association qui nous alerte.

Pour les animaux, notre empathie varie selon leur classification. Ces catégories ont été créées pour éviter de nous attendrir avant de tuer ou de détruire.

Les animaux dits « domestiques » ont droit à notre empathie, laquelle peut devenir névrose et transformer certains humains en maltraitants qui ne respectent pas l’animalité du chien ou du chat dont ils sont responsables. Il serait bien, alors, que ces personnes « se mettent à la place » de l’animal.

Pour les animaux dits « d’élevage » ou apparentés mieux vaut ne pas avoir d’empathie. De nombreuses expressions trahissent notre réussite en ce domaine : « Nous étions parqués comme du bétail. » « Ils m’ont traité comme un chien. » « Nous ne sommes pas des animaux quand même ! », etc. Nous commençons seulement à accepter l’idée qu’un animal est un être sensible, qu’il ressent les choses et souffre. Encouragés par l’industrie de la viande, attachés à nos habitudes alimentaires nous préférons éloigner de notre esprit les images

 

 

 

de poussins passés à la broyeuse, de vaches qui pleurent leur veau et finissent leur vie suppliciées, suspendues à un crochet d’abattoir, de porcelets castrés à vif, posés sur du métal perforé, séparés de leur mère, de canards, de lapins, de poules.. Et si nous

 

nous mettions un peu plus « à la place » de ces animaux dont nous tuons, en France, 3 millions de sujets par jour ?

 

 

 

Restent les sauvages. Ceux qui nous font peur ou qui nous dérangent. Une solution pratique autant que sage, est de laisser les spécialistes s’en occuper.

Dans votre lavabo une fourmi tente l’escalade des parois pentues et glissantes et retombe au fond. Le réflexe de l’être humain, roi de la création, est de l’écraser. Mais, tout à coup : « Je me mets à ta place ! » Alors vous glissez doucement une feuille de papier vers l’insecte en difficulté, qui s’installe dessus, et vous transportez ainsi la fourmi dans le jardin.

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Publié dans Animaux, Solidarité

Ils ont bon dos les animaux !

Un religieux s’indigne à propos des attentats du Sri Lanka : « Seuls des animaux pourraient se conduire de cette façon ! » Ah bon ? S’il vous plait Monsieur le religieux donnez-nous des exemples. Pour ma part, je n’ai pas connaissance d’animaux parquant les êtres humains de telle sorte qu’ils ne puissent faire un pas ou étendre leurs bras, séparant les bébés de leurs mères, les castrant à vif, coupant leurs pouces de même façon, car dans l’ennui les bébés les sucent.

Je n’ai jamais entendu parler non plus d’une espèce créant des camps de concentration et d’extermination pour une partie de la même espèce dont la tête ne lui revient pas.

Les animaux obéissent à des règles de survie. Et nous, êtres humains, sommes censés dépasser ces règles pour atteindre l’humanisme et assumer notre responsabilité à l’égard de la planète et des vies qui la constituent. Pari pas gagné.

Je vous invite à faire évoluer vos pratiques : en réduisant votre consommation de viande et aussi de produits laitiers, en vous débarrassant du réflexe de détruire systématiquement l’insecte, le petit mammifère qui ose croiser votre chemin et en aidant les associations dont celles-ci :

https://www.l214.com

https://www.aspas-nature.org

http://www.fondationbrigittebardot.fr

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Publié dans Animaux