Yin et Yang

Le Yin et le Yang

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Et si nous leur fichions la paix !

Il semblerait que si le virus, qui nous préoccupe tant en ce moment, cherche à s’installer en nous, c’est que nous l’avons dérangé. Je n’en suis pas étonnée, car nous sommes de sacrés enquiquineurs. Depuis que nous avons des moteurs à disposition, c’est-à-dire des tronçonneuses, des bulldozers, des tractopelles… plus rien ne nous arrête. Nous mettons des forêts à ras. Nous perforons les montagnes, creusons des mines, des souterrains. Nous mettons des coteaux à plat et édifions des plateformes dans la plaine, détournons des rivières, contenons des fleuves, installons des barrages sur la mer. Nous maltraitons les plantes, les animaux et ne sommes pas irréprochables à l’égard de nos frères humains. Nos exploits s’accompagnent d’un systématique « Sors de là que je m’y mette ! » Nous plaçons des molécules en présence d’autres molécules qu’elles n’aiment pas et attendons de voir ce qu’il se passe. Nous nous grisons de notre toute puissance. Bref nous contrôlons. « Pas d’inquiétude ! Je contrôle ! »

 

 

Un démenti vient de nous être infligé. « Pour le contrôle : peut mieux faire ! »

Afin de nous sauver, il nous faut retrouver une chose désuète : la tendresse. Emplis de ce sentiment, il ne nous serait plus possible de manger des animaux et nous ficherions la paix à la nature et à toutes ces espèces dont nous ne savons pas grand chose. Nous entourerions les arbres de nos bras. Nous tendrions la main à nos frères.

Exercices pour nous entraîner : fredonner une chanson douce, nous pencher sur une fleur, stopper notre promenade pour ne pas déranger un oiseau… et y prendre plaisir.

Au fait, avez-vous remarqué que le premier comportement est dans une énergie Yang, alors que le second est caractéristique du Yin ?*

* Le Yin et le Yang

 

 

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Ces richesses que nous produisons

« Produisez ! Produisez ! » C’était le mot d’ordre… ou plutôt la supplication d’un haut responsable paniqué par le spectacle d’une nation à l’arrêt. Nous aurions pourtant grand profit à tirer de cette pause involontaire. Et d’abord en nous posant la question : « Pour produire quoi ? »

                                          

 

 

 

 

 

Car une partie de ces richesses s’accompagne d’un appauvrissement qu’il serait bon de mesurer. Qu’il s’agisse de la raréfaction et de la brutalité d’extraction des matériaux utilisés pour leur confection, de la dangerosité de leur mode de fabrication, du caractère contestable de leur composition ou de la pollution générée par leur usage. Ceci sans parler des déchets qui les suivent et qu’elles constitueront.

Déjà des drapeaux s’agitent au nom de la liberté d’entreprendre. Pourtant « le temps est venu » de nous préoccuper de la pertinence de notre travail. Issus de mondes de pénurie, nous nous sommes souciés d’abord de la quantité. Or, « le temps est venu » de nous préoccuper de la qualité. Comment évaluer, désormais, l’avion-paquebot, les vacances (peu fraternelles) à l’autre bout du monde ? Les productions délocalisées ? Comment introduire le durable, le recyclable, le réparable et surtout l’humanité dans notre logique commerciale ?

Voilà les questions vitales qui se posent désormais à nous. Les réponses à ces questions constituent autant de défis passionnants posés à l’humanité parce que chacune d’entre elles devra recéler une part de la dignité qui est la nôtre.

 

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Ce que nous sommes

Il mesure à peine quelques centièmes de micron. Pour bien situer sa taille, sachons que le diamètre d’un globule est de sept microns. Donc on divise un globule par sept avant de considérer des centièmes de cette fraction… Et voyons ce qu’il a fait de notre monde « civilisé », technocratique et tellement moderne, aujourd’hui mai 2020 !


Parmi les mâles dominants à la tête des nations, seul un petit nombre fanfaronne encore. Les spécialistes ne se pressent plus autant dans les medias. On déclare moins. On affirme avec modération. Ce qu’il était impossible de réaliser hier est l’actualité d’aujourd’hui. Nous prenons l’inconcevable en pleine figure.


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Le ridicule ne tue pas

A quand le confinement contre le ridicule ? Attention ! Il y a plusieurs catégories de ridicules. Il y a les pas bien méchants. Il y a les moyennement drôles. Et puis il y a les terribles.

Celui-ci est plutôt gentil, à la manière de Sempé. Un organisme syndical a trouvé la manière « confinement », pour ses membres, de participer au traditionnel défilé du 1er mai. Il s’agit de défiler chez soi, derrière une bannière portant un slogan bien percutant.
Je suis d’avis, syndicaliste ou pas, de reprendre l’idée et d’afficher courageusement nos opinions dans nos salons. Et pourquoi ne pas organiser un concours de slogans à cette occasion ?

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Auriez-vous donné 7 milliards à Air-France ?

Moi pas. Prestige de la marque. Et, derrière elle, prestige de notre pays. Beauté des avions. D’accord. Mais nous n’en sommes plus là ! Avec un virus, nous nous tordons de douleur. Imaginons ce qu’il en sera avec des températures épuisantes, la sécheresse, la destruction de notre nature de climat tempéré, la famine, les morts…

Je ne souhaite le chômage à personne. Mais il n’y a rien que nous ne puissions maitriser dans une économie dont les règles sont élaborées par nous. Il est temps de mesurer enfin l’utilité sociale de nos activités et de permettre aux acteurs d’activités à bilan négatif de se réorienter vers des secteurs positifs, comme l’isolation des bâtiments, le « care » (soin aux autres), l’alimentation saine par exemple.

 

 

 


Non seulement ce gouvernement n’a rien compris, mais il empêche le financement des initiatives d’avenir en fortifiant encore ce qui nous conduit à la catastrophe.

Lorsque nous contemplons le spectacle d’un air impavide, nous devenons aussitôt complices de ce gouvernement, coupables de non assistance à humanité en danger.


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Coronavirus

Deux ou trois choses que nous savons de lui…

Nous sommes allés le dénicher dans sa tanière, là où nous devrions nous abstenir : dans la biodiversité que nous devrions respecter et laisser en paix au lieu de vouloir tout contrôler (ah ! ah !), régenter, en imposant nos techniques ou en pillant et en prenant la vie d’animaux pour satisfaire notre avidité.

Si nous cherchons des responsables, nous n’avons pas trop à chercher !

Ce virus a un avantage sur nous, que nous sommes obligés de remarquer : il ne fait aucune différence. Face à lui un chef d’état et un clochard sont sur un pied d’égalité.

Voyons comme nous avons, tout à coup, de notre côté, hissé vers le haut de la pyramide sociale les éboueurs, les paysans, les routiers et les infirmiers que nous traitions comme piétaille…

 

 

Asseyons-nous et, puisque nous avons le temps : réfléchissons. Que de leçons nous avons à tirer avant de sortir de notre vie de confinés pour établir les nouvelles bases d’une nouvelle organisation de notre société…

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